Je suis psychopraticien en Gestalt-thérapie à Reims. Pourtant, rien dans mon parcours ne semblait m’y conduire directement. J’ai longtemps avancé par curiosité, par besoin de découvrir, parfois aussi par envie de partir ailleurs. J’ai connu des univers très différents, des périodes de recherche, des voyages et des expériences qui m’ont progressivement amené à m’interroger sur ce qui nous construit, sur notre rapport aux autres et sur la place que nous cherchons à trouver dans le monde. Avec le recul, je ne vois pas ces différentes étapes comme des détours. Elles ont chacune laissé quelque chose en moi et ont contribué à construire le regard que je porte aujourd’hui sur la relation humaine.
Un parcours qui ne devait pas forcément mener à la thérapie.
Je suis psychopraticien en Gestalt-thérapie à Reims. Pourtant, rien dans mon parcours ne semblait m’y conduire directement. J’ai longtemps avancé par curiosité, par besoin de découvrir, parfois aussi par envie de partir ailleurs. J’ai connu des univers très différents, des périodes de recherche, des voyages et des expériences qui m’ont progressivement amené à m’interroger sur ce qui nous construit, sur notre rapport aux autres et sur la place que nous cherchons à trouver dans le monde. Avec le recul, je ne vois pas ces différentes étapes comme des détours. Elles ont chacune laissé quelque chose en moi et ont contribué à construire le regard que je porte aujourd’hui sur la relation humaine.
Grandir avec le regard des autres.
Je suis né avec un angiome visible sur le visage. Très tôt, j’ai donc été confronté au regard des autres et à cette sensation d’être différent, parfois observé avant même d’être connu. Enfant, puis adolescent, il m’a fallu apprendre à vivre avec les regards, les questions, les réactions parfois maladroites et avec ce que cela pouvait provoquer en moi. Cette expérience a profondément marqué mon rapport aux autres et à moi-même. Elle m’a aussi appris, progressivement, combien le regard que nous portons sur une personne peut influencer la manière dont elle se perçoit et trouve sa place dans le monde.
Partir pour découvrir et se reconstruire.
Après cette période, mon parcours m’a amené à partir. J’ai vécu en Angleterre, notamment une période en squat, puis j’ai voyagé et séjourné aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Ces expériences m’ont confronté à d’autres façons de vivre, à d’autres cultures et à des personnes très différentes de celles que j’avais connues jusque-là. Partir, c’est aussi accepter de perdre ses repères, de devoir s’adapter et de trouver sa place dans un environnement que l’on ne maîtrise pas. Ces années ont nourri chez moi une grande curiosité pour l’être humain et pour les multiples façons dont chacun construit son rapport au monde et aux autres.
L'art, une nouvelle manière d'entrer en contact avec le monde.
L’art a également occupé une place importante dans mon parcours. J’ai suivi une formation en arts appliqués et j’ai eu l’occasion de réaliser des murs peints à New York. La création m’a permis d’explorer une autre manière d’exprimer ce que je ressentais et de prendre contact avec les autres et avec mon environnement. Créer, c’est parfois donner une forme à quelque chose qui n’a pas encore trouvé les mots. Cette expérience reste présente dans ma manière de regarder l’être humain : avec l’idée que chacun possède des ressources, une sensibilité et une capacité de création qui peuvent parfois être mises de côté au fil de la vie.
La rencontre avec la Gestal-thérapie.
La rencontre avec la Gestalt-thérapie s’est faite progressivement. Après avoir exploré différents chemins, j’ai découvert une approche qui rejoignait profondément certaines de mes préoccupations : la relation à soi, aux autres et à l’environnement, mais aussi la manière dont nous nous construisons au fil de nos expériences. J’ai été particulièrement sensible à l’importance accordée à ce qui se passe dans le présent et dans la relation. La Gestalt ne cherche pas seulement à comprendre ce qui nous arrive. Elle invite aussi à observer comment nous vivons les choses ici et maintenant, ce que nous ressentons, ce que nous évitons, ce que nous cherchons et la manière dont nous entrons en contact avec les autres. C’est dans cette approche que j’ai trouvé une manière de travailler qui correspond à ma façon de regarder l’être humain : comme une personne en mouvement, capable d’évoluer et de trouver de nouvelles possibilités dans sa manière d’être au monde.
Être psychopraticien, c'est d'abord être en relation.
Être psychopraticien, c’est pour moi être d’abord dans une relation avec la personne que j’accompagne. Il ne s’agit pas d’appliquer une méthode de manière mécanique, ni de chercher à réparer quelqu’un. La thérapie est une rencontre, dans laquelle chacun apporte ce qu’il est et ce qu’il vit. J’accorde une place importante à ce qui se passe dans cette relation : les émotions, les silences, les hésitations, les réactions, mais aussi ce qui peut émerger lorsque l’on se sent suffisamment en confiance pour regarder autrement ce que l’on traverse. Mon rôle n’est pas de décider à la place de l’autre de ce qui serait bon pour lui, mais de l’accompagner dans l’exploration de son expérience, afin qu’il puisse progressivement retrouver davantage de liberté dans sa manière d’être avec lui-même et avec les autres.
Aujourd'hui, accompagner les personnes dans ce qu'elles traversent.
Aujourd’hui, j’accompagne des personnes qui traversent des périodes où quelque chose ne fonctionne plus comme avant, où une relation devient difficile, où une séparation bouleverse les repères, ou simplement lorsque l’on ressent le besoin de mieux comprendre ce que l’on vit. Les motifs qui amènent à consulter sont très différents d’une personne à l’autre : anxiété, difficultés relationnelles, peur de l’abandon, solitude, deuil, transitions de vie ou sentiment de ne plus trouver sa place. Je ne cherche pas à faire entrer ces expériences dans des cases. Je cherche plutôt à comprendre avec chaque personne ce qu’elle vit, comment elle le vit et ce qui se joue dans sa relation à elle-même, aux autres et à son environnement.
Une thérapie comme un espace de rencontre.
Je considère la thérapie comme un espace où il devient possible de s’arrêter, de regarder ce qui se passe et de se rencontrer autrement. Parfois, nous avons passé tellement de temps à nous adapter, à nous protéger ou à répondre aux attentes des autres que nous ne savons plus très bien ce que nous ressentons ou ce dont nous avons besoin. La relation thérapeutique peut permettre de retrouver cet espace d’exploration, sans avoir à savoir dès le départ où elle va nous mener. Mon parcours m’a appris que les chemins ne sont pas toujours linéaires et qu’un détour peut parfois ouvrir une possibilité nouvelle. C’est dans cet esprit que je propose aujourd’hui mon accompagnement en Gestalt-thérapie.
Un chemin qui continue.
Mon parcours continue aujourd’hui à travers les rencontres que je fais, les personnes que j’accompagne et ce que chacune d’elles m’apprend. Je ne considère pas mon histoire comme un parcours achevé, mais comme quelque chose qui continue de se construire. La Gestalt-thérapie s’inscrit dans cette même perspective : nous sommes en mouvement, en relation avec notre environnement, et toujours susceptibles de découvrir de nouvelles façons d’être au monde. C’est cette ouverture que je souhaite mettre au service des personnes que j’accompagne, avec leur histoire, leurs difficultés, leurs ressources et leur propre manière d’avancer.
Aujourd'hui, c'est dans cette rencontre avec l'autre que je souhaite continuer à avancer, à apprendre et à exercer mon métier.



