Attachement & relations

Pourquoi est-ce que je retombe toujours dans les mêmes relations ?

Vous avez l'impression de retomber toujours dans les mêmes relations ? Comprendre ce qui se répète dans notre manière d'être avec les autres peut ouvrir de nouvelles possibilités et permettre de retrouver davantage de liberté dans le lien.

MM
Mohand MechenanePublié le 15 septembre 2026 · 15 min de lecture
Une femme vue de dos se tient à l’entrée de deux chemins, dans un paysage vallonné baigné par la lumière dorée du soir. De part et d’autre, des panneaux en bois indiquent différentes directions. À gauche, ils évoquent les répétitions : « Mêmes situations », « Mêmes doutes », « Mêmes déceptions » et « Mêmes schémas ». À droite, les panneaux indiquent « Comprendre », « Avancer » et « Autrement ». La femme semble prendre un moment pour observer ces différentes directions avant de choisir son chemin.

Pourquoi est-ce que je retombe toujours dans les mêmes relations ? Vous changez de partenaire, de contexte, parfois même de manière de vivre votre relation, et pourtant quelque chose finit par se ressembler. Une distance qui s’installe, des disputes qui reviennent, le sentiment de devoir toujours faire davantage pour être entendu, ou au contraire l’impression de vous retrouver face à quelqu’un qui ne vous laisse pas vraiment de place. Pourquoi est-ce que ça m’arrive encore ? Les personnes sont pourtant différentes et les histoires ne sont jamais exactement les mêmes. Ce qui se répète n’est donc pas forcément la situation elle-même. Cela peut être une manière d’entrer en relation, de réagir à l’autre, de chercher du contact ou de s’en protéger. Un fonctionnement relationnel peut ainsi se mettre en place progressivement, parfois sans que nous en ayons conscience. Certaines façons de faire nous sont devenues familières : attendre, nous adapter, nous éloigner, chercher à rassurer l’autre ou au contraire garder nos distances. Et si ce qui se répète ne se trouvait pas seulement dans les personnes que nous rencontrons, mais aussi dans la manière dont nous construisons la relation ?

Quand l'histoire change, mais quelque chose se répète ?

Deux relations peuvent sembler très différentes et pourtant nous conduire à vivre des expériences étonnamment proches. Les personnes ne se ressemblent pas forcément, les circonstances changent, et pourtant on retrouve parfois le même sentiment de ne pas être suffisamment entendu, de devoir se battre pour obtenir une place, de s’éloigner lorsque l’autre se rapproche, ou de rester dans l’attente de quelque chose qui ne vient pas. Ce qui se répète n’est pas nécessairement un événement précis. Cela peut être une façon de réagir, une place que l’on prend dans la relation, une manière de demander, de se protéger, de s’adapter ou de chercher à maintenir le lien. Par exemple, avec une première personne, vous avez peut-être vécu une relation où vous attendiez régulièrement ses messages. Vous regardiez votre téléphone, vous vous demandiez pourquoi elle ne répondait pas et vous finissiez par envoyer un nouveau message pour obtenir un signe de sa part. La relation se termine. Quelques mois ou quelques années plus tard, vous rencontrez quelqu’un de nouveau. Cette personne est différente, votre histoire commence autrement, mais lorsqu’elle ne répond pas pendant plusieurs heures, le même mouvement peut réapparaître. Vous consultez votre téléphone, cherchez une explication à son silence et finissez par reprendre contact pour savoir où vous en êtes. Les personnes ont changé, mais vous vous retrouvez à nouveau dans une position qui vous est familière. Et parce que chacun réagit à ce que fait l’autre, ce fonctionnement peut progressivement s’installer entre les deux personnes sans qu’elles en aient réellement conscience. C’est parfois après plusieurs histoires que la répétition devient visible. Sur le moment, chaque relation semble unique et chaque réaction paraît avoir une bonne raison d’être. Ce n’est qu’en prenant un peu de recul que l’on peut commencer à reconnaître un schéma répétitif, c’est-à-dire une manière de fonctionner qui revient d’une relation à l’autre. Ce schéma n’est pas forcément figé et il ne signifie pas que nous sommes condamnés à reproduire la même histoire. Il peut simplement nous aider à observer ce qui revient dans notre manière d’être en relation. On peut alors commencer à se demander : Est-ce que ce sont vraiment les mêmes personnes que je rencontre, ou est-ce que quelque chose se rejoue dans ma manière d’être en relation ? Qu’est-ce qui se passe entre nous, et quelle place est-ce que j’y prends ? Et cette réflexion ouvre une autre question, tout aussi importante : qu’est-ce qui nous attire chez certaines personnes, parfois même lorsque la relation ne nous fait pas réellement du bien ?

Ce qui nous attire n'est pas toujours ce qui nous fait du bien.

On peut être très attiré par quelqu’un et découvrir ensuite que la relation ne nous convient pas autant qu’on l’imaginait. Une personne très indépendante peut, par exemple, nous plaire parce qu’elle semble ne rien attendre de nous. Une personne très présente et démonstrative peut, au contraire, nous donner immédiatement le sentiment d’être important pour elle. Ce qui nous attire au début ne correspond pas toujours à ce dont nous avons besoin lorsque la relation devient plus engagée. On peut aussi être particulièrement attiré par une personne qui reste difficile à atteindre. Ses messages sont irréguliers, elle se montre proche puis reprend ses distances, et cette incertitude peut nous pousser à chercher davantage son attention. À l’inverse, lorsqu’une personne se montre disponible et souhaite construire quelque chose avec nous, cette proximité peut parfois nous mettre mal à l’aise. On peut avoir envie de retrouver de l’espace, répondre moins souvent ou commencer à douter de ses sentiments. Dans les deux cas, ce qui se joue dans la relation peut être plus complexe que la simple question de savoir « qui est la bonne personne ». Cela invite à regarder ce qui se passe concrètement : Qu’est-ce qui m’attire chez cette personne ? Qu’est-ce que je ressens lorsque la relation devient plus proche ? Est-ce que je cherche davantage de proximité, ou est-ce que j’ai besoin de reprendre de la distance ? Ces réactions peuvent prendre des formes très différentes. Certaines personnes cherchent constamment à se rapprocher lorsqu’elles sentent l’autre s’éloigner. D’autres ont plutôt tendance à se protéger en gardant une certaine distance lorsque le lien devient important. C’est notamment ce que l’on peut observer dans certains fonctionnements liés à l’attachement évitant : le besoin de lien est présent, mais la proximité peut aussi devenir difficile à vivre. Pour aller plus loin sur cette manière particulière d’être en relation, voir aussi l’article « Je tiens à toi, mais j’ai besoin de distance », consacré à l’attachement évitant.

Reproduire un fonctionnement sans le vouloir.

« Pourquoi est-ce que je choisis toujours les mauvaises personnes ? » La question peut surgir après plusieurs relations qui se terminent de manière semblable. Pourtant, le problème n’est pas nécessairement que l’on choisirait systématiquement les « mauvaises » personnes. Ce qui se répète peut se trouver ailleurs. Dans la manière dont on entre dans la relation, dans ce que l’on accepte, dans ce que l’on attend de l’autre ou dans la façon dont on réagit lorsque quelque chose devient difficile. Par exemple, on peut accepter beaucoup de choses au début d’une relation pour ne pas risquer de déplaire. On dit oui lorsqu’on aurait préféré dire non, on évite certains sujets pour ne pas provoquer de conflit, puis, quelques mois plus tard, on finit par avoir le sentiment de ne plus trouver sa place. À l’inverse, on peut avoir l’habitude de prendre ses distances dès que l’autre devient trop présent. On répond moins aux messages, on trouve des raisons de passer moins de temps ensemble, puis on reproche à l’autre de ne plus être suffisamment proche. Ces fonctionnements ne sont pas toujours conscients. Ils peuvent s’installer progressivement, jusqu’à donner l’impression que l’histoire se répète indépendamment de nous. Repérer cette part de notre fonctionnement ne signifie pas se rendre responsable de tout ce qui arrive dans une relation. L’autre a ses propres choix, ses propres réactions et sa propre responsabilité. Il s’agit plutôt de retrouver un peu de marge de manœuvre : Qu’est-ce que je fais lorsque la relation commence à prendre une direction que je connais déjà ? Qu’est-ce que je pourrais faire autrement, cette fois ? Ce regard permet alors de s’intéresser non seulement à ce que chacun fait séparément, mais aussi à la manière dont les réactions de l’un peuvent renforcer celles de l’autre.

Quand chacun renforce le fonctionnement de l'autre.

Dans certaines relations, chacun finit par répondre à ce qu’il perçoit chez l’autre, et ces réponses peuvent progressivement renforcer le comportement auquel elles cherchent justement à répondre. Prenons une situation très concrète. L’un des deux rentre du travail et semble préoccupé. L’autre lui demande plusieurs fois : « Qu’est-ce qu’il y a ? Tu es sûr que ça va ? » À force de questions, le premier se sent pressé de répondre alors qu’il aurait simplement eu besoin de souffler un moment. Il finit par se fermer ou par répondre sèchement. L’autre perçoit alors cette distance comme un signe que quelque chose ne va vraiment pas et insiste davantage. Plus l’un cherche à obtenir du contact, plus l’autre peut avoir besoin de prendre de la distance. Plus l’autre s’éloigne, plus le premier peut chercher à se rapprocher. Personne ne cherche forcément à créer cette situation. Chacun essaie de faire avec ce qu’il ressent et avec ce qu’il perçoit de l’autre. Cela ne veut pas dire pour autant que chacun est responsable de ce que fait l’autre. Être influencé par une situation n’est pas la même chose qu’en être responsable. Nous pouvons avoir une influence sur une dynamique sans être à l’origine de tout ce qui s’y passe. Le même phénomène peut apparaître dans un conflit. L’un veut parler immédiatement : « Il faut qu’on règle ça maintenant. » L’autre se sent sous pression et préfère sortir de la pièce ou ne plus répondre. Ce silence augmente la frustration du premier, qui insiste encore davantage. Chacun essaie de faire face à la situation comme il peut, mais les deux façons de faire finissent parfois par s’alimenter mutuellement. C’est ce qui peut rendre certains fonctionnements difficiles à interrompre. Lorsque nous sommes pris dans le mouvement, notre manière de faire nous paraît souvent évidente. Nous voyons ce que l’autre fait et nous nous ajustons en conséquence. Il est plus difficile de prendre du recul et de voir l’ensemble de la dynamique. Le fonctionnement ne se trouve donc pas forcément « chez » l’un ou chez l’autre. Il peut se construire entre les deux, dans une succession de réponses qui finit par devenir familière. C’est aussi ainsi qu’un schéma répétitif peut se construire : non pas parce que nous reproduisons exactement la même histoire, mais parce qu’une manière similaire d’entrer en relation peut se retrouver d’une histoire à l’autre. Et ce qui est devenu familier n’est pas toujours ce qui nous convient le mieux. Parfois, une dynamique que nous connaissons bien peut même nous sembler plus rassurante qu’une manière de relation que nous ne connaissons pas encore. Le fonctionnement ne se trouve donc pas forcément « chez » l’un ou chez l’autre. Il peut se construire entre les deux, dans une succession de réponses qui finit par devenir familière. C’est aussi ainsi qu’un schéma répétitif peut se construire : non pas parce que nous reproduisons exactement la même histoire, mais parce qu’une manière similaire d’entrer en relation peut se retrouver d’une histoire à l’autre. Avec le temps, cette manière de fonctionner peut devenir tellement familière qu’elle finit par sembler naturelle, voire évidente, même lorsqu’elle ne nous convient plus.

Pourquoi le familier peut sembler plus rassurant que l'inconnu ?

Même lorsqu’une manière d’être en relation nous fait souffrir, elle peut avoir quelque chose de rassurant. Non pas parce que nous aimons souffrir, mais parce que nous savons à quoi nous attendre. On connaît les signes, les tensions, les moments où l’autre se rapproche ou s’éloigne, et parfois même la façon dont les choses vont finir. À l’inverse, une relation qui fonctionne autrement peut déstabiliser simplement parce qu’elle nous demande de découvrir une manière d’être avec l’autre que nous connaissons moins. Par exemple, quelqu’un qui a toujours eu l’habitude de devoir faire beaucoup pour obtenir de l’attention peut se sentir perdu face à une personne qui est disponible sans qu’il ait besoin de la convaincre. Il peut même trouver cette relation moins intense, alors qu’elle lui offre davantage de stabilité. Ce qui est familier n’est donc pas forcément ce qui nous convient le mieux. Cela peut aussi expliquer pourquoi certains fonctionnements relationnels reviennent, même lorsqu’ils nous font souffrir. On sait comment s’y prendre, comment se protéger, comment obtenir de l’attention ou comment retrouver de la distance. Mais le familier n’est pas nécessairement rassurant pour tout le monde, et l’inconnu n’est pas nécessairement meilleur. L’important est de pouvoir observer ce qui se passe pour soi, sans chercher immédiatement à porter un jugement sur ses choix. C’est en regardant plus précisément ce qui revient dans nos relations que l’on peut commencer à repérer notre propre manière de fonctionner.

Prendre conscience de ce qui se répète.

Parfois, la prise de conscience commence dans une situation toute simple : vous vous surprenez à faire ou à dire quelque chose que vous aviez déjà fait dans une relation précédente. Prendre conscience d’un fonctionnement répétitif ne consiste pas simplement à faire la liste de ses anciennes relations. Il s’agit plutôt de regarder ce qui revient d’une histoire à l’autre : les moments où l’on se sent particulièrement proche, ceux où l’on commence à douter, la manière dont on vit les silences, les conflits ou les demandes de l’autre. Parfois, ce sont de petits détails qui, mis bout à bout, font apparaître quelque chose que l’on ne voyait pas jusque-là. On peut alors partir de situations très concrètes : Quand l’autre ne répond pas à mon message pendant plusieurs heures, qu’est-ce que je fais ? Quand quelqu’un me demande davantage de proximité, est-ce que j’ai envie de me rapprocher ou de prendre mes distances ? Quand quelque chose me blesse, est-ce que je le dis, ou est-ce que j’attends jusqu’à ne plus pouvoir le supporter ? Quand j’ai peur que l’autre s’éloigne, est-ce que je cherche à le retenir, ou est-ce que je fais comme si cela ne me touchait pas ? Ces questions ne servent pas à trouver un responsable. Elles permettent de regarder plus attentivement sa manière d’entrer en contact et ce qui se passe pour soi lorsque la relation devient importante. Cette observation peut aussi faire apparaître un écart entre ce que l’on souhaite et ce que l’on fait réellement. On peut vouloir une relation stable et pourtant se montrer indisponible dès qu’elle devient sérieuse. On peut souhaiter être proche de quelqu’un et, dans le même temps, avoir du mal à lui montrer ce dont on a besoin. Prendre conscience de ces mouvements ne suffit pas toujours à les modifier. Mais cela peut permettre de repérer le moment où ils commencent et de retrouver une possibilité d’agir autrement. Parfois, ce changement commence par une chose très simple : dire ce que l’on ressent au lieu de se taire, poser une limite avant d’être arrivé au point de rupture, ou rester dans l’échange alors que l’on aurait habituellement pris ses distances. C’est à partir de cette possibilité de faire autrement que l’on peut commencer à se demander si un schéma répétitif peut réellement changer. Peut-on sortir d’un schéma répétitif ?

Ce que la relation peut nous apprendre sur nous-mêmes ?

Parfois, c’est au milieu d’une situation très ordinaire que quelque chose nous saute aux yeux. Une remarque de notre partenaire nous met immédiatement sur la défensive. Un collègue nous fait une remarque et nous n’osons pas lui répondre. Un proche nous demande de l’aide et nous acceptons alors que nous savons déjà que nous n’en avons pas le temps. Sur le moment, notre réaction peut sembler évidente. Pourtant, en y regardant de plus près, elle peut nous apprendre quelque chose sur notre manière d’être avec les autres. Qu’est-ce que cette situation vient toucher chez moi ? Par exemple, si vous supportez difficilement que votre partenaire ne réponde pas à vos messages, vous pouvez remarquer à quel point l’attente prend de la place. Au travail, si vous acceptez systématiquement les demandes de vos collègues pour éviter de les décevoir, vous pouvez découvrir combien il vous est difficile de poser une limite. Et dans une relation qui remonte à la jeunesse, vous pouvez constater que vous prenez encore aujourd’hui la place de celui qui écoute, s’adapte ou ne demande rien. Ces situations sont différentes, mais elles peuvent faire apparaître des façons de faire que l’on retrouve dans plusieurs domaines de sa vie. Qu’est-ce que je fais habituellement lorsque j’ai peur de décevoir, d’être rejeté ou de perdre ma place ? Regarder cela ne signifie pas que tout vient de nous, ni que nous serions responsables de ce qui ne fonctionne pas dans une relation. L’autre a sa propre manière d’être et sa propre responsabilité. Il s’agit plutôt de pouvoir observer ce qui se passe pour soi, sans chercher immédiatement à se juger ou à trouver une explication définitive. La relation ne nous apprend pas seulement quelque chose sur l’autre. Elle peut aussi nous donner à voir notre propre manière d’être avec quelqu’un. Lorsque certaines façons de faire deviennent plus visibles, il devient alors possible de les explorer autrement. Un accompagnement thérapeutique peut offrir cet espace : prendre le temps de revenir sur des situations concrètes, observer ce qui se passe dans la relation et expérimenter progressivement d’autres façons d’entrer en contact. Il ne s’agit pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de retrouver davantage de liberté dans la manière d’être avec les autres. Changer un fonctionnement sans devenir quelqu’un d’autre.

Changer son fonctionnement sans devenir quelqu'un d'autre.

Vous avez peut-être l’habitude de vous taire lorsque quelque chose vous blesse, de dire oui alors que vous voudriez dire non, ou de prendre vos distances dès qu’une relation devient trop importante. Ces façons de faire ont souvent une histoire. Elles ont pu vous aider à vous protéger, à garder votre place ou à préserver un lien. Les changer ne signifie pas qu’elles étaient mauvaises. Cela signifie qu’elles ne sont peut-être plus adaptées à toutes les situations. Dans une relation, cela peut commencer par un geste très simple : dire à l’autre que quelque chose vous a blessé au lieu de faire comme si tout allait bien. Au travail, cela peut être répondre « je n’ai pas le temps aujourd’hui » lorsqu’un collègue vous demande encore un service. Avec un proche, cela peut être accepter de dire ce dont vous avez besoin sans attendre qu’il le devine. Ces changements peuvent sembler petits. Pourtant, ils permettent de découvrir ce qui se passe lorsque l’on ne fait pas exactement comme d’habitude. Changer son fonctionnement, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est élargir les possibilités que l’on a dans la relation. L’objectif n’est pas de contrôler toutes ses réactions ni de réussir parfaitement ses relations. Il s’agit plutôt de pouvoir choisir davantage, en tenant compte de ce qui se passe réellement dans la situation. Notre histoire fait partie de nous, mais elle ne détermine pas nécessairement toutes nos façons d’être avec les autres.

Les relations que nous vivons peuvent parfois nous confronter à des façons d’être avec les autres que nous n’avions jamais vraiment regardées. Observer ce qui se passe dans ces moments permet de mieux repérer nos habitudes, nos besoins et la manière dont nous prenons notre place dans le lien. Il n’est pas toujours facile de regarder cela seul, surtout lorsque les mêmes situations suscitent de fortes réactions ou semblent difficiles à éviter. Un accompagnement thérapeutique peut offrir un espace pour revenir sur ces expériences, mettre des mots sur ce qui se passe et observer, dans la relation avec le thérapeute, ce qui se joue pour soi. Si vous vous reconnaissez dans certaines de ces situations et que vous souhaitez explorer votre manière d’être en relation, vous pouvez me contacter pour en parler et voir si un accompagnement peut vous convenir.

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