Syndrome d'épuisement : comprendre pourquoi on finit par ne plus pouvoir avancer. Il arrive un moment où l’on ne parvient plus à faire face comme avant. Les journées semblent interminables, les petites choses deviennent difficiles à accomplir et même les moments de repos ne suffisent plus à retrouver son énergie. On continue pourtant. On assume ses responsabilités, on répond aux attentes, on essaie de ne pas décevoir. Parfois, on donne le change, on sourit, on dit que tout va bien. Mais à l’intérieur, quelque chose s’épuise. Le syndrome d’épuisement ne survient pas toujours brutalement. Il peut s’installer progressivement, sans que l’on mesure immédiatement ce qui est en train de se passer. Comprendre cet épuisement, reconnaître ses manifestations et prendre conscience de ce qui nous a conduits jusque-là peut constituer un premier pas vers un changement.
Quand on arrive plus à faire face.
L’épuisement ne ressemble pas nécessairement à ce que l’on imagine. Il ne concerne pas uniquement les personnes qui travaillent trop ou qui ont des journées particulièrement chargées. On peut être épuisé en ayant le sentiment de ne plus rien maîtriser, de manquer de ressources pour affronter le quotidien ou de ne plus parvenir à répondre aux sollicitations de son environnement. Certaines personnes continuent longtemps à fonctionner malgré leur fatigue. Elles travaillent, s’occupent de leur famille, rendent service, prennent soin des autres. Elles ont parfois appris à faire passer leurs propres besoins après ceux de leur entourage. D’autres ressentent une perte d’envie, une difficulté à se mobiliser ou une impression de vide intérieur. Ce qui était auparavant supportable devient progressivement pesant. Et une question finit parfois par apparaître : comment ai-je pu en arriver là ?
Qu'est-ce que le syndrome d'épuisement ?
recommandations de la Haute Autorité de santé sur le burn-out↗Le terme d’épuisement recouvre plusieurs réalités. Il peut être physique, émotionnel ou psychologique. Ces différentes dimensions peuvent aussi se cumuler. Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel, désigne plus précisément une situation liée à un stress chronique au travail qui n’a pas pu être suffisamment régulé. L’Organisation mondiale de la santé distingue trois dimensions : Un épuisement de l’énergie et des ressources personnelles. Une prise de distance mentale vis-à-vis du travail, parfois accompagnée de cynisme. Un sentiment de perte d’efficacité et d’accomplissement professionnel. Il est important de ne pas confondre le burn-out avec toutes les formes d’épuisement. Une personne peut également se sentir profondément épuisée en raison de difficultés familiales, relationnelles, affectives ou d’une accumulation d’épreuves de vie. Dans tous les cas, une fatigue persistante mérite d’être prise au sérieux.
Comment reconnaître les signes de l'épuisement ?
Quand les émotions débordent : comment comprendre ce qui se passe en soi ?→L’épuisement peut se manifester de différentes façons. Les signes ne sont pas nécessairement les mêmes d’une personne à l’autre. Sur le plan physique : Une fatigue persistante, même après une période de repos. Des troubles du sommeil. Des tensions musculaires et des douleurs. Des maux de tête ou des troubles digestifs. Une sensation de manquer constamment d’énergie. Sur le plan émotionnel : Une irritabilité inhabituelle. Une hypersensibilité. Une anxiété plus présente. Une tristesse ou une perte d’entrain. Une impression de vide ou de détachement émotionnel. Sur le plan psychologique et cognitif : Des difficultés de concentration. Des oublis plus fréquents. Une perte de motivation. Une difficulté à prendre des décisions. Une dévalorisation de soi et de ses capacités. On peut également ressentir le besoin de s’isoler, éviter les sollicitations ou ne plus avoir la disponibilité nécessaire pour les relations avec les autres. Ces manifestations ne permettent pas, à elles seules, de poser un diagnostic. Elles peuvent aussi être associées à d’autres difficultés psychiques ou à des problèmes de santé physique. Un avis médical est donc important.
Pourquoi finit-on par s'épuiser ?
Pourquoi mes relations me rendent-elles anxieux ? Comprendre l'attachement→Il n’existe pas une seule explication à l’épuisement. Il résulte souvent d’une accumulation de facteurs qui, pris séparément, auraient peut-être été supportables. La surcharge de travail, les responsabilités familiales, les difficultés financières, les tensions relationnelles, la maladie ou les événements de vie peuvent progressivement réduire nos ressources. Mais il y a aussi notre manière de vivre ces situations. Certaines personnes ont beaucoup de difficultés à dire non. Elles acceptent davantage de responsabilités qu’elles ne peuvent réellement en assumer. Elles ont peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur ou de perdre l’estime des autres. Elles continuent à faire des efforts, parfois même lorsque leur corps leur signale qu’il est temps de ralentir. D’autres ont appris à ne pas montrer leurs difficultés. Elles minimisent leur fatigue, mettent leurs émotions de côté et pensent qu’elles doivent être capables de tout gérer. À force de s’adapter aux attentes extérieures, on peut finir par ne plus savoir ce dont on a personnellement besoin.
S'oublier soi-même pour répondre aux attentes.
C’est une dimension importante de l’épuisement. On peut passer beaucoup de temps à répondre aux besoins des autres sans prendre le temps de se demander ce qui se passe en soi. On devient disponible, arrangeant, responsable. On essaie de maintenir un équilibre autour de soi, parfois au prix d’un déséquilibre intérieur. On ne remarque plus vraiment sa fatigue. On repousse ses envies. On remet à plus tard ce qui pourrait nous faire du bien. Et lorsque quelqu’un nous demande : « Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? », il arrive que nous ne sachions même plus quoi répondre. Cette perte de contact avec ses propres besoins peut rendre difficile la reconnaissance de ses limites. En Gestalt, cette question du contact avec soi-même, avec ses besoins et avec son environnement occupe une place importante. Il ne s’agit pas de vivre uniquement pour soi, ni de ne plus tenir compte des autres. Il s’agit de pouvoir trouver un équilibre entre ce que l’environnement nous demande et ce que nous sommes réellement en mesure de donner.
Comment retrouver progressivement son équilibre ?
Lorsqu’on est épuisé, il ne suffit pas toujours de prendre quelques jours de repos pour retrouver son énergie. La première étape consiste souvent à reconnaître que quelque chose ne va plus et à accepter de ne pas pouvoir continuer exactement comme avant. Cela peut passer par plusieurs changements : Apprendre à reconnaître les premiers signes de fatigue. Identifier les situations qui génèrent une surcharge. Réinterroger certaines obligations et responsabilités. Apprendre progressivement à poser des limites. Retrouver des moments de repos sans culpabilité. S’autoriser à demander de l’aide. Il est également important de ne pas rester seul face à cet épuisement. Un médecin peut évaluer les symptômes, rechercher d’éventuelles causes physiques et orienter vers une prise en charge adaptée. Dans le cadre d’un burn-out professionnel, les conditions de travail doivent également être prises en compte. Il ne suffit pas de demander à une personne de mieux gérer son stress si les facteurs qui contribuent à son épuisement restent inchangés.
Être accompagné pour retrouver le contact avec soi-même.
Pour qui→Un accompagnement thérapeutique peut offrir un espace pour déposer ce qui est devenu trop lourd à porter. En Gestalt-thérapie, nous nous intéressons à la manière dont une personne vit ses expériences, entre en relation avec son environnement et s’ajuste aux situations qu’elle rencontre. Nous pouvons notamment explorer ce qui se joue dans les relations, les attentes, les responsabilités, les émotions et la difficulté à poser des limites. Comment est-ce que je me positionne face aux autres ? Qu’est-ce que je m’autorise à exprimer ? Qu’est-ce que je retiens ? De quoi ai-je réellement besoin ? Il ne s’agit pas de chercher un responsable ou de considérer que tout dépend de notre seule manière de fonctionner. L’environnement, les conditions de vie et les contraintes extérieures comptent également. L’objectif est de mieux comprendre son fonctionnement, de retrouver une capacité à faire des choix et de construire progressivement une relation plus ajustée à soi-même et aux autres. Un accompagnement en Gestalt-thérapie ne remplace pas un suivi médical ou psychiatrique lorsqu’il est nécessaire. Il peut venir en complément de celui-ci.
Et si vous commenciez par vous écouter ?
On ne s’épuise pas toujours parce qu’on en fait trop. Parfois, on s’épuise aussi parce qu’on ne s’écoute plus suffisamment. Prendre conscience de ses limites n’est pas un signe de faiblesse. C’est reconnaître que nous avons des besoins, des ressources limitées et que nous ne pouvons pas répondre indéfiniment à toutes les sollicitations. Peut-être que la première question à se poser n’est pas : comment vais-je faire pour continuer ? Mais plutôt : qu’est-ce qui, aujourd’hui, me demande autant d’énergie ? Si vous traversez une période d’épuisement, vous n’avez pas nécessairement besoin de trouver toutes les réponses immédiatement. Vous pouvez commencer simplement par en parler. À Reims, je vous accueille dans le cadre d’un accompagnement en Gestalt-thérapie, dans un espace d’écoute et de bienveillance, pour prendre le temps de mieux comprendre ce que vous traversez.



